OPPRIMÉS, EXPLOITÉS, LUTTONS POUR NOTRE ÉMANCIPATION

  • Baisse des salaires et augmentation du chômage, perspective de ne pas trouver de travail, de ne par pouvoir se loger, de ne pas pouvoir se nourrir pour les uns ;
  • assurance de voir leurs dividendes augmenter pour d’autres (les dividendes des actionnaires du CAC 40 augmentent de 10%, en moyenne, chaque année depuis plus de 30 ans).

Voilà le triste spectacle qu’offre notre société aujourd’hui et celui que nous offre notre planète est insoutenable : montagnes, rivières et océans, plantes, animaux et humains sacrifiés sur l’autel de la cupidité de quelques uns.

Pour ce qui nous préoccupe aujourd’hui, nous n’avons rien à attendre d’un gouvernement qui essaie de nous anesthésier (il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier) avec un simulacre de débat national pour mieux poursuivre son œuvre de démantèlement du service public, de casse du code du travail et, pour faire passer la pilule, une menace de restriction des libertés qui sera accompagnée par une répression policière accrue.

Nous n’avons rien à attendre, non plus, de nos bureaucraties syndicales qui nous promènent de journée d’action en journée d’action ( journées d’action dont l’inefficacité n’est plus à démontrer) pour aller ensuite faire du lobbying dans les couloirs du pouvoir dans l’espoir d’infléchir, à la marge, la destruction des acquis sociaux, espérant ainsi faire la preuve de leur utilité, obtenir nos voix aux prochaines élections professionnelles et continuer à parler en notre nom et décider à notre place.

Voilà quarante ans que nous reculons, bataille après bataille, depuis la fin des années soixante dix où le patronat avait décidé d’augmenter ses bénéfices en baissant la masse salariale. Nous avions à choisir entre la baisse du salaire pour tous ou le licenciement d’un certain nombre d’entre nous. Nous n’avons pas été assez forts pour refuser les deux ; nous avons accepté, pour garder l’intégralité de nos salaires, de voir certains de nos compagnons de travail perdre leur emploi.

Il n’y a pas de honte à reculer quand on n’est pas assez fort pour résister, mais là, nous avons abdiqué, abandonnant sur le terrain l’arme qui faisait notre force : la solidarité ouvrière. Depuis nous ne cessons de reculer…

Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

Nos anciens ont dû perdre la notion de haut et de bas à se retourner dans leur tombe à chacune de nos défaites. Quant à nous, à ne plus regarder au-delà des nécessaires revendications immédiates, nous avons perdu le cap, nous avons oublié qu’il nous fallait détruire le capitalisme avant qu’il détruise nos vies et notre planète… et construire une société de justice et de liberté basée sur la solidarité et l’entraide et non sur la compétition et la concurrence, sur l’organisation de la production et la répartition des richesses par ceux qui les produisent et qui fonctionne sur les bases de la démocratie directe (assemblées générales et mandats impératifs).

Que la volonté de changer la société et la démocratie directe soient au cœur de nos luttes et que vive la classe ouvrière pour construire le communisme libertaire.

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *