Communisme libertaire

Indiscutablement, le docteur Isaac Puente fut le principal inspirateur des réalisations collectivistes de la Révolution espagnole. Celles-ci s’inscrivaient en général dans le « concept confédéral du communisme libertaire » adopté par le congrès de Saragosse en mai 1936. Mais l’énorme diffusion atteinte en Espagne par la brochure de Puente, lue par des milliers d’ouvriers et de paysans, créa le climat qui permit la mise en marche de la collectivisation dans toute l’Espagne, sauvée des griffes du fascisme en 1936. Le mouvement de socialisation, de municipalisation, de collectivisation et de proclamation pure et simple du communisme libertaire – là où ce fut possible – fut spontané : en ce sens qu’il surgit de la libre volonté des travailleurs, sans consigne ni instruction d’un quelconque comité. Le climat avait été créé, la grande espérance enflammée par deux brochures : celle-ci termine la première – plus vaste et plus explicite – et Les Communes libres de Federico Urales, défendant l’idée de la commune libre qui surgit déjà lors du mouvement communaliste de 1871.

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Les collectivisations industrielles, la prise en main du processus de la production de la production par les travailleurs affrontèrent et résolument l’épouvantable problème de l’économie et de la distribution dans un pays désarticulé par une guerre civile et une révolution qui fut la riposte populaire à un coup d’État fasciste. Grâce aux lignes générales lancées par la propagande des hommes qui, avec la parole et la plume, ont préparé la conscience ouvrière, en quelques heures l’énorme et utile machine syndicale se mit en marche. La nouvelle économie trouva dans les syndicats le véhicule naturel, pour procéder à la structuration d’une nouvelle société, au sein de laquelle les classes avaient disparu en même temps que disparaissait le capitalisme et que l’État se voyait réduit à zéro. Les actions réalisées par le syndicat de l’Alimentation, par celui des Transports et par la Fédération nationale de l’industrie ferroviaire, furent les plus rapides et celles qui le plus vite contribuèrent à résoudre la situation créée par les grands centres comme Barcelone, Madrid, Valence. Après, ce fut grâce à la prise en main par les travailleurs de la métallurgie, du textile, du bois que purent être organisées les industrie de guerre et équiper les combattants. Les syndicats de mineurs assurèrent l’entrée des devises, intensifiant le travail d’extraction des métaux. Et ce que fut la capacité constructive des travailleurs est aujourd’hui universellement reconnue. Les propres industriels catalans, de même que les grands propriétaires des deux Castille, des régions d’Andalousie, d’Extrémadure, du Levant, d’Aragon – ou purent s’établir les collectivités – reconnaissent qu’ils trouvèrent les industries et les terres en meilleur état, plus florissantes qu’ils ne les laissèrent. Les ouvriers et les paysans non seulement ne détruisirent rien, mais ils conservèrent tout, acquirent de nouvelles machines, rendirent fertiles des milliers d’hectares en jachère. En Aragon, six cents villages s’y organisèrent sous le régime de l’autogestion, 75 % des terres furent collectivisées. Il y eut un million cinq cents mille paysans organisés dans des collectivités volontaires. Nous insistons sur ce mot volontaires, car la collectivisation ne fut jamais forcée. Il y eut huit millions d’hommes dans le Levant, la Catalogne, l’Aragon et les deux Castille qui travaillèrent les terres collectivisées. Deux mille sept cents collectivités en Aragon et Levant, trois cent quarante dans les deux Castille.

Indiscutablement, le docteur Isaac Puente fut le principal inspirateur des réalisations collectivistes de la Révolution espagnole. Celles-ci s’inscrivaient en général dans le « concept confédéral du communisme libertaire » adopté par le congrès de Saragosse en mai 1936. Mais l’énorme diffusion atteinte en Espagne par la brochure de Puente, lue par des milliers d’ouvriers et de paysans, créa le climat qui permit la mise en marche de la collectivisation dans toute l’Espagne, sauvée des griffes du fascisme en 1936. Le mouvement de socialisation, de municipalisation, de collectivisation et de proclamation pure et simple du communisme libertaire – là où ce fut possible – fut spontané : en ce sens qu’il surgit de la libre volonté des travailleurs, sans consigne ni instruction d’un quelconque comité. Le climat avait été créé, la grande espérance enflammée par deux brochures : celle-ci termine la première – plus vaste et plus explicite – et Les Communes libres de Federico Urales, défendant l’idée de la commune libre qui surgit déjà lors du mouvement communaliste de 1871.

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Les collectivisations industrielles, la prise en main du processus de la production de la production par les travailleurs affrontèrent et résolument l’épouvantable problème de l’économie et de la distribution dans un pays désarticulé par une guerre civile et une révolution qui fut la riposte populaire à un coup d’État fasciste. Grâce aux lignes générales lancées par la propagande des hommes qui, avec la parole et la plume, ont préparé la conscience ouvrière, en quelques heures l’énorme et utile machine syndicale se mit en marche. La nouvelle économie trouva dans les syndicats le véhicule naturel, pour procéder à la structuration d’une nouvelle société, au sein de laquelle les classes avaient disparu en même temps que disparaissait le capitalisme et que l’État se voyait réduit à zéro. Les actions réalisées par le syndicat de l’Alimentation, par celui des Transports et par la Fédération nationale de l’industrie ferroviaire, furent les plus rapides et celles qui le plus vite contribuèrent à résoudre la situation créée par les grands centres comme Barcelone, Madrid, Valence. Après, ce fut grâce à la prise en main par les travailleurs de la métallurgie, du textile, du bois que purent être organisées les industrie de guerre et équiper les combattants. Les syndicats de mineurs assurèrent l’entrée des devises, intensifiant le travail d’extraction des métaux. Et ce que fut la capacité constructive des travailleurs est aujourd’hui universellement reconnue. Les propres industriels catalans, de même que les grands propriétaires des deux Castille, des régions d’Andalousie, d’Extrémadure, du Levant, d’Aragon – ou purent s’établir les collectivités – reconnaissent qu’ils trouvèrent les industries et les terres en meilleur état, plus florissantes qu’ils ne les laissèrent. Les ouvriers et les paysans non seulement ne détruisirent rien, mais ils conservèrent tout, acquirent de nouvelles machines, rendirent fertiles des milliers d’hectares en jachère. En Aragon, six cents villages s’y organisèrent sous le régime de l’autogestion, 75 % des terres furent collectivisées. Il y eut un million cinq cents mille paysans organisés dans des collectivités volontaires. Nous insistons sur ce mot volontaires, car la collectivisation ne fut jamais forcée. Il y eut huit millions d’hommes dans le Levant, la Catalogne, l’Aragon et les deux Castille qui travaillèrent les terres collectivisées. Deux mille sept cents collectivités en Aragon et Levant, trois cent quarante dans les deux Castille.

Indiscutablement, le docteur Isaac Puente fut le principal inspirateur des réalisations collectivistes de la Révolution espagnole. Celles-ci s’inscrivaient en général dans le « concept confédéral du communisme libertaire » adopté par le congrès de Saragosse en mai 1936. Mais l’énorme diffusion atteinte en Espagne par la brochure de Puente, lue par des milliers d’ouvriers et de paysans, créa le climat qui permit la mise en marche de la collectivisation dans toute l’Espagne, sauvée des griffes du fascisme en 1936. Le mouvement de socialisation, de municipalisation, de collectivisation et de proclamation pure et simple du communisme libertaire – là où ce fut possible – fut spontané : en ce sens qu’il surgit de la libre volonté des travailleurs, sans consigne ni instruction d’un quelconque comité. Le climat avait été créé, la grande espérance enflammée par deux brochures : celle-ci termine la première – plus vaste et plus explicite – et Les Communes libres de Federico Urales, défendant l’idée de la commune libre qui surgit déjà lors du mouvement communaliste de 1871.

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Les collectivisations industrielles, la prise en main du processus de la production de la production par les travailleurs affrontèrent et résolument l’épouvantable problème de l’économie et de la distribution dans un pays désarticulé par une guerre civile et une révolution qui fut la riposte populaire à un coup d’État fasciste. Grâce aux lignes générales lancées par la propagande des hommes qui, avec la parole et la plume, ont préparé la conscience ouvrière, en quelques heures l’énorme et utile machine syndicale se mit en marche. La nouvelle économie trouva dans les syndicats le véhicule naturel, pour procéder à la structuration d’une nouvelle société, au sein de laquelle les classes avaient disparu en même temps que disparaissait le capitalisme et que l’État se voyait réduit à zéro. Les actions réalisées par le syndicat de l’Alimentation, par celui des Transports et par la Fédération nationale de l’industrie ferroviaire, furent les plus rapides et celles qui le plus vite contribuèrent à résoudre la situation créée par les grands centres comme Barcelone, Madrid, Valence. Après, ce fut grâce à la prise en main par les travailleurs de la métallurgie, du textile, du bois que purent être organisées les industrie de guerre et équiper les combattants. Les syndicats de mineurs assurèrent l’entrée des devises, intensifiant le travail d’extraction des métaux. Et ce que fut la capacité constructive des travailleurs est aujourd’hui universellement reconnue. Les propres industriels catalans, de même que les grands propriétaires des deux Castille, des régions d’Andalousie, d’Extrémadure, du Levant, d’Aragon – ou purent s’établir les collectivités – reconnaissent qu’ils trouvèrent les industries et les terres en meilleur état, plus florissantes qu’ils ne les laissèrent. Les ouvriers et les paysans non seulement ne détruisirent rien, mais ils conservèrent tout, acquirent de nouvelles machines, rendirent fertiles des milliers d’hectares en jachère. En Aragon, six cents villages s’y organisèrent sous le régime de l’autogestion, 75 % des terres furent collectivisées. Il y eut un million cinq cents mille paysans organisés dans des collectivités volontaires. Nous insistons sur ce mot volontaires, car la collectivisation ne fut jamais forcée. Il y eut huit millions d’hommes dans le Levant, la Catalogne, l’Aragon et les deux Castille qui travaillèrent les terres collectivisées. Deux mille sept cents collectivités en Aragon et Levant, trois cent quarante dans les deux Castille.

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